Oula !! ca fait maintenant presque une semaine qu'on avait rien écrit ... on va essayer de se rattraper, et de vous faire un piti résumé de la semaine.
Dimanche 10 Septembre, 14h00 :
Jean Louis, un prof français de gestion qui bosse avec nous, nous attend sur le parking de l'université. Lui et sa femme nous ont invitéla veille à manger, ils sont super sympas, et lui est en fait l'associé d'Adrian. Nous partons pour 4 jours à Montréal en « formation ». En fait, nos tuteurs de stage donnent des conférences dans une école d'ingénieur de Montréal (l'ETS) et ils veulent qu'on apprenne des trucs et qu'on les aide.
Un Plymouth voyageur tout pourri avec deux matelas accrochés sur le toît est garé à l'arrache. Dedans, un boxon des plus chaotique (outils, feuilles volantes, bouffe ...). Tout n'est pas prêt bien sur ; il faut imprimer les cours, récupérer des cartons... On poirote 3 ¼ d'heures.
Bon, on est parti. Dans la voiture, le Jean Louis commence déjà à nous tchatcher sur ses éoliennes. Nous, on regarde l'afficheur de consommation d'essence : 30L/100km en moyenne. Paye ton plein. Un étudiant québécois est avec nous ; il doit filmer les conférences pour les diffuser sur un site. A 18h00, on s'arrête pour souper. Pas faim à cette heure là, mais pas grave, macdo quand même.
Pour la suite du voyage, le québécois prend le volant. Là, Jean Louis prépare ses power point, grave ses cd à la nique. On s'arrête même pour
acheter du matos de bureautique. Eh Jean Louis, les conférences commencent demain ! Vive l'arrache quand même. Il s'aperçoit aussi qu'il sera absent pendant 4 jours et que donc, il ne pourra pas donner ses cours habituels. Pas de violence, c'est les vacances : on appelle tous les étudiants, un par un, pour les prévenir ! Il est quand même 22h, et il appelle pour les cours du lendemain 8h30 ...Bon je ne vais pas raconter tous les trucs marrants du voyage. Ya juste un moment culte en arrivant sur Montréal : la voiture commence à faire un bruit de casserole quand on accélère... Le Jean Louis flippe un peu quand même. Le québécois, qui je le rappelle est en train de conduire, s'exclame tout surpris : « oh la, ya dla loose dans le volant, tabernacle ! ». Mort de rire. Le bruit est de plus en plus violent. Deuxième problème : Dodo et moi avons une auberge de jeunesse de réservé, quelque part à Montréal. Mais où ? Eh oui, les deux branquignols n'ont pas pris l'adresse ! On a vraiment l'air de deux cons là ! Finalement, JL passe des coups de « cellulaire » et retrouve le spot avec les bouts d'info qu'on lui donne. Merci google.ca et la femme à JL. On arrive devant l'auberge, la bagnole ne tient plus qu'à un fil !
Mardi 12 Septembre, soir :
Bon je ne vais pas raconter la conférence ; rien de vraiment transcendantal. Par contre, au moment de sortir de l'ETS, qui c'est qui qu'on voit t'y pas ? Pierre Yves ! Un québécois qui était à l'UTBM le semestre dernier. Grand moment d'émotion :,) Justement, on avait rendez vous plus tard dans la soirée avec Marc André, un autre québécois qui était venu aussi faire un semestre chez nous.
Sympa la vue à la sortie de l'ETS ...
Bon c'est pas tout ca mais il fait soif... Direction la K-fet de l'école. Un genre de foyer mais plus classe. On croise René, un poto du Jean Yves. On attaque par la Kro locale : La Laurentide. Plutôt goûtue comme bière de base. Dégustation gratos d'une nouvelle bierre de brasseur... Je sais plus le nom.
Avec ça on va à droite à gauche, on rencontre des UT Bohémiens en stage à Montréal. Le temps de casser une croûte, on était au Foufoune : bar ultra connu à Montréal , surtout des étudiants. Il faut dire que c'est super grand, spacieux, ya des tables de billard, de l'ambiance. On a passé une très, très, très bonne soirée, entre bières et billard.
Marc-André et Pierre-Yves , nos deux Québécois
Consortium de GMC, en stage à l'ETS
JP
Lendemain matin, étrangement, il nous est plus difficile de nous lever, mais nous nous rendons tout de même courageusement à la troisième journée de conférence, cette fois-ci sur le thème plus financier de l'installation et de la gestation d'un projet d'éolienne au Québec. Pour nous, le thème est beaucoup moins intéressant que les précédents, car beaucoup moins technique. Entre les analyses de vitesses de vents par des fonctions de statistiques, les conseils pour monter un projet viable de parc d'éoliennes de plusieurs MW en Gaspésie, j'avoue avoir ressentit une certaine lourdeur s'abattre sur mes paupières, vite combattue par les mots croisés et Sudoku de Métro (et oui,... eux aussi) et surtout les petites pauses café-Muffins.
Bon ap' JP, moi jvais prendre un troisième café
A la fin de la journée, malheureusement, il pleut. On renonce donc à aller visiter les quartiers qu'on ne connaissait pas et on rentre directement à l'auberge. Petite sieste, après cette journée éprouvante, puis on est allé manger en ville. Retour à l'auberge, une nouvelle bande d'anglophones est arrivée, et ils se sont installés dans le salon pour jouer aux cartes. Ils nous invitent gentillement, et on se retrouve à trois Français, une Allemande, et un mélange d'Anglais et d'Australiens autour d'une table à déguster un « excellent » vin blanc bas de gamme qu'ils avaient acheté au supermarché du coin (par déontologie, je ne le décrirai même pas), et à joué aux cartes. Bref, super soirée, même si j'avais un peu de mal à parler et comprendre anglais (ca me rappelle qu'il est tant pour moi de faire LE03, ca devient urgent), qui s'est tout de même terminé un peu tard.
Soirée à l'auberge ... la photo est floue, dsl
Le jeudi, dernière ligne droite, ce fut la lutte. Au lever, certes, mais aussi pendant la journée. Les autres participants sont des financiers, des représentants de communautés, ou encore des représentants de collectivités qui trouvent qu'une éolienne, c'est beau, mais qui veulent surtout savoir si ca peut faire du fric, et beaucoup de préférence. A midi, on retrouve Pierre-Yves et Marc-André, avec leurs potes de l'ETS, pour manger. Puis l'après midi qui fut relativement intéressante car animée ( le mot est bien choisi ) par Jean-Louis, expliquant sans détour les dessous des transactions et des entourloupes du milieu, avec son énergie et sa verve habituelle. Fin de la journée, on est quand même bien crevé, et on repart rapidement avec Adrian, dans sa voiture, direction Rimouski. En chemin, il nous invite à souper dans un petit resto sympa, classe, où on mange au comptoir, ca fait super américain, et en plus c'était bon. Pendant le trajet, par contre, j'ai dormi comme une masse, parce que 6h de trajet, c'est quand même long.
On arrive finalement à notre résidence vers 23h, Adrian nous souhaite une bonne nuit (hi hi), lui a un cours le lendemain matin, tôt. On remonte dans nos appart, mais comme c'est jeudi soir (LE soir de fête des étudiants, parce que le WE ya pas grand monde), on décide de faire un petit tour au baromètre, le bar de l'université. En chemin, je rencontre mes voisines d'en face, super sympas, on fait connaissance au baromètre, et elles nous proposent ensuite de les accompagner au bar branché de Rimouski, Chez Pull. Chez Pull, même si on y est encore jamais allé, on le connaît presque. Quand on a discuté de Rimouski avec des gens de Montréal (le gérant de l'auberge, qui y est né, ou encore l'intervenant en électricité de la conférence, de Béthune, dans le nord) ils nous ont demandé si on était déjà allé en ce lieu propice à la fête, que eux connaissaient très bien. Bref, on a finit la soirée dans ce bar-discothèque plutôt sympa, où on a retrouvé pas mal de monde de l'université qui se donne rendez-vous ici. Et dire qu'au départ, ca ne devait être qu'un détour... c'est vrai qu'à 1,5$, donc presque 1€ la bière à l'université, c'est difficile d'aller se coucher tôt ?
Hans ou Max, on sait pu : "Il est chelou ce doigt la, il est plus petit que les autres ... dingue"
Ce matin, donc, lever tard, arrivé au labo vers 11h pour moi, Adrian est pas là, on passe voir Mildread, et je crois bien qu'on va passer la journée sur internet. Ca craint, on a une fiche de stage à remplir, où y fait préciser le sujet de stage (j'en ai pas encore, je pense qu'on va en discuter d'ici la semaine prochaine) et les objectifs (?). Ce qui craint un peu plus, c'est la bourse de stage qui m'a pas été attribuée, je sais pas pourquoi ... y va falloir batailler par mail pour essayer d'arranger ca ...
Expression du jour :(je vois d'ici vos mines réjouies et satisfaites d'avoir enduré cet article pour arriver à ces lignes) :
L'expression du jour était deja cachée dans l'article : la scène se passe dans la voiture de Jean-Louis, à l'aller, donc. Pendant qu'il conduit, le québécois qui nous accompagne dit à Jean-Louis, se retourne et dit, d'un air inquiet, « Ya d'la loose dans le volant ! ». Evidemment, c'est un anglicisme, mais là ce qui est drôle c'est qu'on utilise le même mot, mais pour dire autre chose. Donc non, il ne fallait pas considérer le volant comme un looser, mais juste qu'il y a du jeu dans la direction, yavait un cardan ouvert, apprendra-t-on par la suite.
D
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