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Jeudi 7 septembre 2006

Ce fut long, ce fut rude, mais nous avons enfin trouvé un logement, et luxueux avec ca. Gros, très gros (pour vous récompenser de votre patience) résumé du WE, cosigné, avec en prime à ma fin, une analyse détaillée d'une expression québécoise, petit plaisir que nous vous ferons partager régulièrement.

 

Après le samedi où nous n'avons pas pu contacter les logements de l'UQAR (cause de WE), et un peu échaudés par la sauce « jus de poubelle » du restaurant Au Gourmet, nous sommes rentrés en mode glande et flemmardise. En effet, toutes les annonces  de logement auxquelles nous avons appelé étaient sans issue : soit la personne qui loue est partie en WE (prolongé, vu que le lundi c'était fête du travail à idéal comme date de début de stage :), soit c'est le répondeur, où on laissait notre adresse mail à défaut d?un n° de téléphone. On a donc passé le WE à attendre qu'on nous recontacte, ce qui n'a jamais été le cas.

 


Pour s'occuper, internet (merci l'auberge de jeunesse), la bouffe (sandwichs, parce qu'on n'est pas encore habitué au régime nord-américain et parce que c'est cheap). Cerise sur le gâteau, la personne qui s'occupe de l'auberge et qui l'entretien n'est autre qu'un clone de Jean Claude Van Damme. Expatrié italien, en provenance de Vancouver (de l'autre côté du Canada), il passe le plus clair de son temps à prendre soin de son corps (surtout de ses muscles). Toujours ultra speed, y te lâche une remarque en parlant à moitié anglais, entre quelques « Fuck » ou « Fuck me », et toutes les autre variantes. Il se foutait pas mal de notre gueule parce qu'on branlait rien à glander devant notre PC. Il avait pas tord, mais après avoir fait plusieurs fois le tour du centre ville à pied (la ville est super grande, mais pas grand-chose à voir), échoué à nos vagues tentatives de trouver un piaule, yavait pas grand-chose d'autre à faire. Ainsi donc, chers petits amis, nous nous retrouvâmes lundi soir, avec quand même une visite d'appart pour le lendemain 9h, au moins une piaule de trouvée. Ca avait l'air sympa, coloc à 4 étudiant, et moult pas cher avec ca. Récompense et signe du destin, nous avons pu assister au bord du St Laurent à un magnifique coucher de soleil.


 

Lendemain, 9h, la loose : la piaule est plus dispo, le mec est désolé (moi aussi d'ailleurs, mais j'avais tord). On se retrouve donc à l'ouverture du bureau des résidences de l'UQAR, comme deux branquignols : « bonjour, on est deux on vient d'arriver, y nous faut une piaule siouplé ». Ca fait deux semaines sinon plus que tous les étudiants téléphonent, mais ya plus de place et la liste d'attente, où on est loin, n'avance pas. Pourtant, qques minutes plus tard, une chambre puis une deuxième se libère, on les prend. Ici, vous aurez noté le gros coup de chatte des deux branleurs à l'arrache, l'une de nos plus belles performances. On se retrouve donc dans un campus d'étudiants, mixte (ca change de Belfort ... ), à 1 min du labo où on travaille. Quoi rêver de mieux ? En plus, pour moi, l'appart est déjà occupé par un chinois et un camerounais je crois, et ce dernier a eu la bonne idée de ramener toute sa vaisselle, qu'il met gracieusement à notre disposition. Et il s'occupe deja d'y mettre internet, ce qui devrait être fait vendredi. Byzance.

Voici qques photos de la résidence, les apparts comprenant un salon, cusine, et salle de bain commune.

 


 







 





Ici les gens sont complètement sympas, surtout dans les administrations. En fait c'est surtout que c'est complètement différent de la France, ici t'es super bien accueillit, limite on te jette des roses quand tu passes. Exemple : on était passé au bureau de l'accueil des étudiants, accueillis de façon plus que courtoise par une dénommée Mildread. Qques heures plus tard, elle nous croise sur le chemin du déménagement  et arrête sa voiture pour nous prendre avec nos gros sacs, super cool la Mildread (et hier, c'est le responsable du service d'accueil de l'étudiant qui nous emmène lui-même avec sa voiture perso à la banque pour qu'on puisse ouvrir un compte). Du coup, à chaque pose café, on passe dire bonjour à Mildread avec son super casque pour répondre au téléphone.

 

L'accueil par notre responsable de stage fut tout à fait dans nos attentes, très peu stressant. On a vite fait le tour du proprio, les collègues, le directeur, les bureaux (dans les mêmes locaux que les étudiants, donc pas loin du centre de ravitaillement en bière, le Baromètre, l'équivalent du Foyer),  surtout on n'aborde pas le sujet des horaires et des jours de congé, ça va à l'encontre de nos principes. Par contre, on demande pour les sujets de stage : autant savoir sur quoi on va bosser pendant 6 mois. Là encore, pas de surprise, on va pas du tout faire ce qui était prévu dans la convention. JP travaillera sur un panneau électrique, et pour moi le projet de petite éolienne est apparemment tombé à l'eau et je vais plancher sur l'installation d'une nouvelle usine d'éolienne, tout en sachant que du jour au lendemain on peut me mettre sur un autre projet. Mais bonne nouvelle, on ne commence pas à travailler réellement avant la semaine prochaine, où on nous emmène tous frais payés à Montréal suivre une formation de 600$ sur les éoliennes. Tranquille Emile, ca passe dans le budget.

 

Hier soir, pour fêter nos égarements bienheureux, bonne bouffe : salade, puis patates avec une côte de porc, fromage avec une baguette Francaise, siouplé (réconfort psychologique autant que gustatif) et enfin banane, parce que étrangement, la banane ici ca coute que dalle par rapport aux autres fruits (pourtant je n'imagine pas trop une production locale). Puis sortie en ville pour tâter un peu le peu d'animation de cette soirée de semaine. On s'arrête quand même pour la deuxième fois en trois jours à la Boulathèque, bar tranquilou où le billard est gratos quand tu prends une conso. En plus billard de compèt, super grand super classe ? et en plus, bière pas cher, 5 € environ le pichet, c'est largement moins cher qu'en supermarché où l'alcool est surtaxé.


 

Dodo



Mercredi 6 Novembre ; mais que c'est-il dont passé ? (par Jp)

 
Réveillé par le soleil (je n'ai pas encore de réveil-matin à ce moment là), je croise Yacine, un de mes colocs sur le chemin de la salle de bain. Yacine est Tunisien, il prépare un master à l'UQAR. Très calme, on ne l'entend pas. Je vais ensuite prendre le petit déjeuner (déjeuner en québécois) avec Toni le deuxième coloq. C'est un réunionnais très sympa mais encore plus timide que Yacine. Il est tout jeune mais il mange comme 4, c'est vous dire. Il fait bcp la cuisine. Je mange mon beignet grillé en lui posant des questions inintéressantes. Avant de partir, Jean Lou le 3ème et dernier coloq surgit de sa piaule en pyjama. Jean Lou c'est le québécois de la bande. Il est grand, blond frisé, maigre et très souvent dans la lune. Le Jean Lou il est super cool parce qu'il a équipé tout l'appart (vaisselle, toaster, télé, tapis). Il vient même d'acheter une XBOX, comme ca, parce qu'il avait envie.

 

La nouvelle couette et draps assortis de JP, qu'on voit ici fier de sa nouvelle acquisition


Dodo passe me prendre à 9h00. On a rendez vous à la bibliothèque à 9h00. Je finis qd même le ptit déj, normale. A la bibliothèque, un brave homme barbus, trapus comme un bucheron nous fait visiter les lieux. Il nous montre comment utiliser les bases de données, comment trouver facilement des infos. On aura surtout retenu où se trouve la machine à café. Régis fait aussi la visite; c'est un français qui travaillera comme nous au labo en énergie éolienne, mais lui il est plus fort parce qu'il est en master. Super cool, on boit le café qd on se croise (eh oui, encore)

 

On se balade ensuite de gauche à droite, on règle les affaires administratives. On passe souvent chez Mildred, parce qu'elle sait tout et puis parce son bureau est sur notre trajet. Elle nous paye son verre d'eau fraiche, ses ptits bonbons.

 

On est allé ensuite ouvrir un compte bancaire. Vite fait bien fait, juste besoin du passeport et d'une adresse, en 30 minutes c'est torché. 12h00 arrive. Pas le temps de repasser à l'université (les mauvaises langues diront qu'on a pas encore commencé le travail !). Un Burger King, ca tombe bien! On mange tranquillos au soleil, près du St Laurent, puis vient la sieste inévitablement, sur un banc tout près.

 

En début d'après midi, nous avons rendez-vous pour un autre truc administratif. Là c'est pour avoir une carte étudiant, entre autre. Ca ne devait pas se faire à cause de notre statu de stagiaire mais un coup de fil de notre super tuteur de stage Adrian Ilinca et le tour était joué. Lui aussi c'est un mec super, vous allez voir pourquoi. Après ce RDV, direction le Baromètre, le coin picole de la fac. En fait c'est un endroit séparé du réfectoire et ou on peut consommer de l'alcool. Il y a un baby-foot, de la zic, une télé. Justement, diffusion du match de foot France-Italie ! Hop Hop, une ptite bierre et c'est parti ! La France gagne, que du bonheur. Les Québécois supportent à fond les français.

 

Bon là, un nouveau paragraphe s'impose: grand moment de postérité. 16h, fin du match, moment de stupeur : on est même pas allé à notre bureau de la journée. On passe voir Adrian, le tuteur, pour ne pas faire les mecs qui n'ont rien branlé de la journée. Commence une discussion amicale ; il nous emmènera la semaine  prochaine pour un séminaire de 4 jours à Montréal sur les énergies éoliennes ; un truc de dingue qui coûte normalement 800$CAN, réservé à l'élite scientifique. On aura un badge avec des fonctions bidons du genre « chercheur en éolien ». Il nous propose aussi sa voiture pour aller faire des courses. « A ce propos » dit-il, « il y a du matériel de cuisine, une télé et d'autres trucs dans le bureau d'à côté... Servez vous ». Et là, le bouquet final : on voudrait savoir à quelle heure on doit venir le lendemain matin, pour commencer à travailler (quand même). Réponse : « Les garçons, ne vous cassez pas la tête, venez quand vous pouvez, vous avez tout votre temps. Il n'y a pas d'heures, faites comme vous le sentez ». J'ai la petite larme au coin de l'oeil en repensant à cet instant.

 

Chers amis et lecteurs, je sens que ce stage ca va être de la glande totale !


 

Expression du jour : T'arrive dans une assemblée de québécois, tranquille, et là un mec t'apostrophe et t'ordonnant : "Tire-toi une bûche !".

Stupeur, tu ne comprends pas (ca nous arrive souvent). Deja, le truc commence par Tire-toi ! , ca met pas trop à l'aise. Ou alors, tu pense que ca fait penser à Tire toi une balle, ou un truc dans le genre.  En fait, ca veut dire Prend une chaise, Assieds toi. Ouf...
Par JeanPole & Dodo - Publié dans : jeanpole-dodo-a-rimouski
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Dimanche 3 septembre 2006

Le soleil n’est pas encore levé, la visibilité devant la gare routière est donc quasi nulle. Deuxième paramètre non négligeable : la nuit dans le car fut assez chaotique niveau confort (même avec les sièges cuir) et il nous faut ramper tant bien que mal jusqu’au bureau de la gare avec nos sacs. Là, un jeune bipède réceptionniste semble être à même de nous éclairer ; le brave nous indique gentiment la rue St Germain où se trouve l’auberge de jeunesse que nous bookâmes intelligemment quelques jours plus tôt (ouah trop forts les mecs !).

 

Par chance, l’auberge est à quelques rues. Arrivés, nous réalisons qu’il est un peu tôt (5h30) pour que le québécois moyen soit debout – pas d’heure d’ouverture indiqué. Nous attendons… Comme des abrutis.


Finalement, une décision commune et murement réfléchie nous motive à « foutre » nos bagages quelque part pour chercher notre lieu de villégiature final. Par chance (et oui, que de rebondissements) une porte dérobée s’ouvre par la poignée. Un escalier suivit d’un couloir… Nos bagages sont déposés, à l’abri, quelque part dans l’auberge.


Visite rapide des lieux ; petite ville style américaine-rurale, grandes rues, des stations-services, des lotissements de maisons en bois surélevées avec des escaliers extérieurs de partout, des voitures de ouf (pickup, corvettes, mustangs, Chryslers géants...). De retour à l’auberge, nous rencontrons l’aubergiste et les quelques locataires français résidents. Douche rapide puis go to the université. Là-bas, personne au service logement « revient dans 3 jours si tu as de la chance ». Petite visite des locaux (cossus), puis mission boufoyage.

 

Une des premières enseignes nous amène au « Gourmet ». Au menu, cheese burger, hotdog, poutine… que de la fine gastronomie. J’opte pour le hotdog frites, dodo lui choisit le hamburger chaud frites ; erreur fatale. Le dit sandwich était recouvert d’une sauce immonde à l’odeur acide. Impossible de vous dire de quelle saveur il s’agissait. Bref, nous mangeons parce que nous avons les crocs. Les ventres ballonnés, une sieste s’impose. Le reste de la journée est consacrée à la recherche du logement (dodo le médiateur passe les coûts de fil). On se balade aussi.





Anecdotes :


-         squatage d’un festoche de jazz aux conso plus qu’onéreuses.

-         Recontre d’un nouveau pote surnomé le « blacos ». Vendeur à la station service esso du coin, super simpa, deux de tension, il se plaît à nous expliquer dans les moindres détails le fonctionnement de la machine à café.

JP.
Par JeanPole - Publié dans : jeanpole-dodo-a-rimouski
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Samedi 2 septembre 2006
Voici donc le premier article de notre blog, qui vous permettra de suivre notre périple nord-américain des 6 prochains mois, pendant notre stage à Rimouski (Québec).

Rendez-vous a été pris quelques heures avant le décollage, à l'aéroport de Roissy CDG, avant l'enregistrement des bagages. Le voyage en avion, de seulement 7h, est passé assez vite (faut dire que ca correspond pour nous à un allez simple à Belfort en train ... sans panne de locomotive) et à l'arrivée à Montréal on a pas eu de problèmes avec les douaniers, même si ca prend du temps pour faire valider les visas étudiants. Ensuite, navette jusq'au centre de la ville, pour rejoindre la gare routière. A noter le décalage de 6h, qui nous fait partir à midi de Paris pour arriver à 13h, heures locales.








Une fois là-bas, il nous reste à attendre 22h20 le départ du bus pour Rimouski, donc 4 - 5 heures à tuer. Première étape, compression des bagages dans les petites consignes (performance pour mon casier, avec 2 gros sacs  et 2 petits sacs) :














Ensuite, direction le centre ville, avec ses immenses buildings, ses sympathiques maisonnées aux escaliers façon Ally McBeal et au milieu, des églises qu'on se demande ce qu'elles foutent là. Sympa, donc, mais très américain.












Enfin, vers 22h, on embarque dans un super bus de ligne à l'américaine, plus confortable que l'avion et qui ferait pâlir de jalousie un bus d'Eurolines. Voyage confortable et surtout économique : en arrivant au petit matin à Rimouski, on économise une nuit ;)

On se retrouve donc à 5h30, pas très réveillé, à la gare routière de Rimouski, sans avoir de plan de la ville. Matériel : une réservation pour une nuit dans un auberge de jeunesse du centre ville, les sacs, et une peu de motivation. Objectif : trouver une piaule sympa pour 6 mois...
Par Dodo - Publié dans : jeanpole-dodo-a-rimouski
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