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Les Soprano
Remake maison du générique de la série. Conseil : regarder l'original avant ...
 

Turbo
La célèbre émission d'essai automobile s'invite à Rimouski pour un Spécial Poutine



Pour les voir en grand : cliquer dessus pendant que ça tourne

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Rimouski :

Vendredi 24 novembre 2006

Suite à certaines remarques parfois acerbes (je déconne) à notre encontre, il était temps, pour fêter (si on peut parler ainsi) notre anniversaire de mi-stage, de mettre les choses au point. Par la présente, et malgré les apparences, nous CONFIRMONS que nous sommes en STAGE, ici, à Rimouski. La preuve en texte et en image, si besoin en était.

 

Notre belle université d'accueil, un ancien couvent ....

Pour commencer, notre magnifique lieu de travail, le labo du Génie électrique qui en fait héberge celles et ceux qui font des recherches (ou des stages …) en génie éolien. En un mot, l’élite. Le Groupe Eolien de l’UQAR, qui regroupe pas mal d’enseignants-chercheurs de toutes disciplines (méca, électricité, électronique, maths, info, …) a aussi d’autres locaux, comme des ateliers ou des bancs d’essais, en plus des bureaux des profs. Ici, certains travaillent sur des stats de vent, d’autres sur de la physique appliquée, ou divers projets de recherche.

 

Petit hall d'accueil sympathique, pour prendre un café en écoutant la radio de l'université par exemple


L'entrée du labo, on voit tout de suite que c'est du sérieux avec identification pour entrer et le panneau :p


Photo du labo en panoramique, ca fait bizarre. Moi je suis tout à gauche

 

 


Gaetan, en maîtrise, fait semblant de travailler. Pas crédible

 

Présentation obligée, « nos » tuteurs. En fait notre tuteur officiel c’est Adrian, qui est spécialisé en Génie Mécanique et aussi en maths, c’est plus un chercheur. Jean-Louis, notre mentor de l’arrache, est prof de gestion mais fait aussi partie du groupe éolien. Les deux ont créé il y a quelques années ATI Eolien, toute petite entreprise qui met en œuvre des projets éoliens de petite taille, et pour laquelle il nous arrive de travailler.

 

La photo est pourrie, mais on a Adrian à gauche et Jean-Louis à droite. En vrai, ils tirent moins la gueule


 

Le bureau à JL, pour vous donner une idée de son emploi du temps ... no comment

 

Passons, si vous le voulez bien, aux différents projets sur lesquels nous avons pu travailler. Au début nous avons surtout travaillé sur un projet d’installation d’une éolienne dans le centre de Montréal, on était chargés de faire un panneau de contrôle commandé par automate pour la raccorder au réseau. Le projet est pour l’instant en suspend, on a donc pu travailler sur d’autres projets, par exemple on nous a confié (les fous) la réparation d’une moyenne éolienne.

 

Notre pitite éolienne à nous qu'on doit réparer. Au fond, Adrian et JL

 


Paye ta pose

 


Paye tes lunettes trop classes

 

La semaine dernière on a été chargé de faire une analyse énergétique d’un village, pour l’installation d’une seule grande éolienne. Le projet fait pas mal de bruit ici, il a été lancé par Jean-Louis (« l’homme qui ne cesse de courir »), et le principe c’est que ce village en perdition va installer une éolienne dans le cadre d’un projet communautaire (les bénéfices iront directement aux habitants et à la commune). Bref c’est un projet sympa, le premier au Québec.

 

 JP et notre sympathique guide d'une journée


Sinon on fait plein de petits boulots ponctuels, comme aller démarrer des éoliennes, participer à des réunions à Perpète-les-oies, on s’est même retrouvés une fois surveillants d’exam, c’est dire si on s’ennuie pas ici. En fait on a tous les deux des projets généraux sur lesquels on travaille quand on n’a pas de projets plus urgent, et c’est quand même super intéressant parce que tu découvres pleins de choses dans plein de domaines différents. De la gestion de projet à la recherche en thermodynamique, en passant par du changement de roulement sur des multiplicateurs, moi je dis qu’on peut appeler ca de la variété.


Allez, encore un photo de nous mais au naturel cette fois-ci ...

D.

PS : J'ai rajouté un lien pour connaitre la provenance des connexions, en haut à gauche de la page, c'est rigolo on peut vous fliquer... genre je me demande qui peut bien se connecter de l'Australie, de la Chine ou de la Corée ...


Expression du jour :
(j'ai la flemme, alors une classique)

Il s'agit ici d'une remarque que l'on risque de rencontrer relativement souvent d'ici quelques semaines, à savoir "T'as-tu fret' ?". Vous avez deviné, cela signifie "as-tu froid?". Le tu, ici, ca se met partout, surtout dans une question et a forciori quand yen a deja un, c'est encore mieux.
Par JeanPole & Dodo - Publié dans : jeanpole-dodo-a-rimouski
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Mardi 21 novembre 2006

Les plus fidèles lecteurs de ce blog s’en souviennent peut-être encore, lors de notre dernier passage à Montréal Charline et JP se sont chargés de récupérer 5 billets pour un match de NHL des Canadiens, l’équipe de Montréal et du Québec. Finalement, nous avons choisis le match des Canadiens contre Atlanta, comptant pour le championnat de la NHL (National Hockey League), qui regroupe les meilleures équipes nord-américaines.

 

Samedi matin, donc, d’humeur guillerette, nous voila partis avec Charline, Marthe, Livia et Poutine direction Montréal pour aller voir ce fameux match. YAHOUUUUUU !!! Ca fait quand même 6h de trajet juste pour un match, mais on aura pas l’occasion de le refaire 50 fois. Sur le trajet, on croise un flic qui patrouillait dans l’autre sens, et sans surprise, je le vois dans le rétro faire demi-tour, probablement séduit par l’allure si gracieuse et volubile de Poutine…Contrôle de police de routine, comme d’hab’, sauf que le gars nous préviens quand même gentiment que la voiture semble en mauvais état (on est vexés) et qu’un de ses collègues pourrait nous demander de passer à l’inspection (ca remplace un peu le contrôle technique). Restons discrets, enfin autant que possible.

 

Le stade Olympique de Montréal, juste pour le fun


A l’arrivée, vu qu’on commence à connaître Montréal comme notre poche, et, totale maîtrise, on arrive facilement à notre auberge de jeunesse. Pas la même que celle de septembre, mais plutôt une près du centre ville (la patinoire, le Centre Bell, se trouve au milieu des Buildings du centre c’est relativement atypique mais ca fait son charme). Juste le temps de chercher des maillots des Canadiens (trop chers) et d’acheter du maquillage chez Jean Coutu (super connu ici, c’est un genre de mini supermarché), et nous v’la dans le stade, avec nos places réservées. Ha-llu-ci-na-tion : 21 000 places dans un stade, c’est grand. Vraiment. Et 21 000 supporters qui font du bruit en même temps, ca déménage. En tout cas grosse, grosse ambiance (Go Habs Go !! , c'est le cri du supporter des Canadiens).

 

Ouiiiiiii euuuuuuh mon cher JeanPole Larqué, je m'attend à un match EX-PLO-SIF, surtout étant donné la configuration actuelle du championnat. Une analyse peut-être ??


La présentation du match est dédiée à un ancien défenseur des Canadiens, qui reçoit gloire et honneur pour ses services, rendus ya longtemps, aujourd’hui il a la cinquantaine. Petite cérémonie qui traine un peu, mais on en vient finalement à la première période du match. Je ne saurais avoir la prétention de faire une analyse du jeu et du match, vu que je connais toujours pas les règles. Mais ce qui est sûr, c’est que les Canadiens on gagné 3-1 !! Et ce en grande partie grâce à leur super gardien, l’idole de l’équipe … un Français ! Cristobal HUET de son nom.

 

21 000 personnes, c'est boucoup

 


Séance maquillage, précision et concentration


Bref, après le match qui a quand même duré de 19h à 22h30, avec les cérémonies tout ca, on se retrouve avec une petite soif, et en se baladant dans les rues on tombe sur une enseigne qui nous rappelle des souvenirs quelque peu embrumés : Les Foufounes électriques !! Que de malchance … C’était le fameux bar-entrepot où nous ont emmenés Pierre-Yves et Marc André en septembre (pour ceux qui suivent pas). Résultat, super soirée, c’était vraiment sympa.


Super ambiance aux foufounes, genre vieux hangar réaménagé ... trop classe !!


Le lendemain, on a eu le temps de visiter un peu la vieille ville, avec un Street-performer qui réussissait à ramener les gens autour de lui alors que les rues étaient désertes, on s’est trop marrés… Puis retour à Poutine pour rentrer à Rimouski (qui, vous l’avez remarqué jusque là est restée très sage, à part qu’elle pue un peu du cul vu que ca sent le souffre à cause du catalyseur).

 

The Street-performer, on a nice place of the old town

 

Sur le trajet, pas de problème, on commence à connaître (on est vraiment trop forts …) et on remonte sans encombre vers notre villégiature jusqu’au moment où … Sur la nationale, limitée à 90, on entre dans un petit village discrètement limité à 50, et Jp s’y engouffre à près de 100, ou plutôt 95 après un petit freinage avant de passer devant la voiture de flics. Résultat, amende de 270 $ et un avis d’inspection de l’échappement, parce que Poutine fait un bruit de camion… les salauds !! Après, retour très, très tranquille à notre fief … ouf.

 D.

PS : article CHOC à venir dans qques jours ...


Citation du jour (spéciale juron, youpi !!) :

 
Il y a quelque temps nous avons pu étudier ensemble la prononciation de « Mange la marne », une vraie et authentique insulte d’ici. Aujourd’hui, dans le même filon et le même genre, il s’agit du célèbre « Ah va donc chhhhier, toé là, lo ». Toute l’âme et la force de cette éructation péjorative se trouve dans l’insistance du H, dans le mot central, pour arriver à le prolonger tout en l’aspirant, un peu comme si on garde la bouche grande ouverte pour le faire sortir.

 
Certes une démonstration en direct et en son serait plus efficace, mais ces quelques explications devraient vous permettre de prononcer l’un des rares jurons québécois ne contenant aucun mot en rapport à la religion.

Par JeanPole & Dodo - Publié dans : jeanpole-dodo-a-rimouski
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Mardi 14 novembre 2006

Samedi 11 novembre, 11h00, Dodo débarque dans ma piaule : « JP, lève toi! Jean Louis nous invite à bouffer dans un chalet en bord d’un lac ce midi. ». Hein quoi ?!? Ok :)

 

Nous voila partis rejoindre JL chez lui. « Les ptits garçons, vous allez pas être déçus ». La petite épicerie du coin nous fournit de quoi passer un agréable moment : poulet, brocolis, beans au sirop d’érable, chips, apéro, fruits… On suit JL en voiture pendant une demi-heure. Sur la fin du trajet ca monte bien et le chemin est de plus en plus rock and roll.

  sentier menant au lac

A notre arrivée, douleur tellement c’est beau. Une des nombreuses connaissances de notre ami possède ce charmant coin de nature. Plusieurs hectares de forêt autour d’un lac ma foi fort joli. Il y a un gros chalet, demeure des heureux propriétaires et plusieurs autres petits chalets loués à des touristes. Visite rapide des lieux puis festin.

  vue sur le lac

Les ventres bien remplis, nous nous rendons chez les proprios. Des gens tout simplement adorables. Le chalet est tout en bois rond, construit de leurs propres mains. Un vieux poêle occupe le milieu du salon, des fauteuils confortables, la neige tombante à l’extérieur, le chien sur son coussin… On se croirait dans le film le dernier trappeur.

  quand le castor a les crocs

On se motive pour une visite plus poussée : Acrobranches, pistes de ski de fond, gazébo en construction (sorte d’abri pour manger), matériel nautique… Notre hôte est en train de construire un petit complexe touristique.

  le fameux acrobranche

JL nous fait comprendre qu’on peut rester là ce soir, dormir et repartir le lendemain. L’idée de rentrer à Rimouski chercher la gang de potes ne se fait pas attendre. C’est ainsi qu’après un aller retour succin,  Livia, Gaëtan et Morvan sont des nôtres. Bonne petite soirée en perspective…

  Livia qui teste le fauteuil à bascule muni de son pouf lui aussi à bascule

Avant le soupé, on se rend chez les propriétaires pour dire un petit merci (quand même). De bavardages en bavardages, plusieurs heures se passent et il nous faut user de fins stratagèmes pour nous enfuir sans enfreindre les règles de bienséance. De retour à notre petit chalet douillet et réchauffé par un poêle encore en marche, les hostilités peuvent commencer. Petit apéro léger, bouffe au poêle, Colon de Catane (jeu de société)… Les rescapés ne se couchèrent qu’au lever du jour.

  patates au feu de bois


La partie de Colon de Catane

Le lendemain, le proprio nous invite faire une petite visite des installes et ensuite dans son chalet boire le café.

 

Le gazébo en construction

 

Voila, c’est toute. Criss de tabarnak, c’té vraiment malade ct’ ostie de fin de semaine sacrément.

 

Citation du jour : laite en ostie

Qualificatif pouvant désigner une personne, un objet ou une situation. Le terme « ostie » est présent pour accentuer l’adjective laite, lui-même dérivé du mot laid.

Cette interjection s’applique généralement à quelque chose de moche, désagréable à regarder. « Ton char lo, lé laite en ostie ».

Peut désigner aussi une situation malencontreuse : « c’est vraiment laite en ostie ct’affaire lo ». Traduction possible : « quel évènement tragique vivons-nous là »

JP.

Par JeanPole & Dodo - Publié dans : jeanpole-dodo-a-rimouski
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Mardi 31 octobre 2006

L’article de tous les records, parce que on a jamais laissé notre cher blog ainsi sans soin aussi longtemps … et parce que l’article va être long !! Ca parait pas, mais deux semaines ca passe vite. Ben je vais tout vous résumer, mais par flemme pour moi (mais pour vous aussi j’en suis sur), yaura peu de paroles inutiles et beaucoup de photos, autant que faire ce peu…

 

Pour commencer, pour résumer les faits saillants de la semaine d’avant (bref ya 15 jours). Ben en fait ya le we, avec la visite avec l’aei (assoc des étudiants étrangers) des Portes de l’enfer, pas loin de Rimouski. Pas mal de cascades, une belle rando à pied et des jolis paysages avec des couleurs de fin d’automne (eh oui, deja, l’hiver va pas tarder), et surtout bonne ambiance : une sortie ma foi tout à fait plaisante.

 

Photo de famille : Marthe, Tristan, moi, JP, Charline et Gaëtan qui se cache


Le lendemain, direction Jean-Louis’s home, dans le but sournois d’utiliser son matos de bricolage pour rafistoler Poutine. Pas radins, on a quand même prévu la peinture. Dimanche matin, on arrive donc chez JL qui, justement, révise sa rotule avant droite, cause d’une certaine loose dans le volant (voir articles précédents). Après cette séance, Poutine est métamorphosée en char de compèt’, c’est vrai que sans la rouille elle pète…Et malencontreusement on finit notre travail d’orfèvre sur le coup du dîner (repas de midi), on est obliger d’accepter de manger chez celui qui est devenu notre mentor … quelle malchance !!

 

JP, effectuant une liaison encastrement sur l'essuie glace, à l'aide d'une ficelle

Semaine classique par la suite, JL nous propose le dimanche de partir le lendemain soir pour Montréal (6h de route), juste pour une réunion avec le Cirque du Soleil chez qui on va installer une éolienne. Cool !! En plus, on squatte chez son fils, prévenu 2h avant notre arrivée, que son père arrive avec deux squatters vers minuit, chez lui et ses colocataires… easy. Enfin, vendredi, Poutine est déposée chez le garagiste pour un montage de pneus hiver et …une révision pour la semaine suivante.

 

Ca c'est les gorges de l'enfer

Parce que qu’est ce qui se passe la semaine suivante ? C’est la semaine de lecture, ou semaine de relâche. C’est les vacances !! On a prévenu Adrian (la veille), checké le char et zou, on est partit pour 10 jours sur les routes du Canada. Au programme, c’est plutôt flou : on va à Montréal, éventuellement à Ottawa, et puis après un petit détour de quelques jours au New Brunswick, province proche du Québec. Au départ, ca aurait dû être New York (ca fait quand même plus glamour qu’Ottawa ou les épaisses forêts du New Brunswick), mais malheureusement l’administration française a eu beaucoup de mal (comme d’hab) à se mettre au passeport électronique, et Livia et moi on en a pas. Evidemment, les States sont complètement paranos (comme d’hab) et refoulent systématiquement. La solution ? Faire une demande de Visa. Rien de plus simple, tu téléphones pour 5$ à une machine pour prendre rdv dans une ambassade (même pas sur que t’ai le choix de la ville), à une date et un horaire imposé. Une fois sur place, rdv, paiement copieux du visa et ensuite t’attend des nouvelles. Bref, on va essayer de se refaire faire un passeport, ca a l’air plus simple.

 

Direction Montréal, donc, que JP et moi on commence à connaître plutôt bien. Samedi soir, chez la sœur d’Isabelle, une soirée vin et fromage à laquelle nous avons été courtoisement invités, et dont nous entendions profiter. Ce fut le cas, puisqu’on a pu rencontrer pas mal de Québécois, surtout de 25 ans environ, bref dans la vie active, c’était sympa. Grosse bouffe de frometon et larges rasades de vin, ca va très bien ensemble, ca fait très français (même si le concept et purement québécois). A la fin, après l’ouverture des cadeaux par les deux chanceux qui fêtaient leur fête (anniversaire), une pseudo partie de Trivial Poursuit a commencé entre JP et Charline. Partie effrénée, duel d’anthologie, face à face féroce … pas de mort, mais une victoire de Charline. Enfin, après la soirée, nous avons laissé les survivants se coucher pour rejoindre notre Hotel-de-luxe-auberge-de-jeunesse, j’ai nommé Poutine. Tant qu’à faire … Mais bravant tous les dangers, nos deux duellistes chevronnés, ont préféré dormir à l’arrière d’un Pick-up, dans la benne, qui était garé là. Performance.

 

Boneeeeeu fêêêête !



Lendemain, déjeuner (ptit dej) Chez Cora, vers 12h, un resto qui est spécialisé dans les déjeuners copieux. Mais il semblerait que ce soit une habitude montréalaise le dimanche, les trois restos qu’on a fait étaient blindés, et la queue continuait sur le trottoir. Après une attente bien méritée, on a pu profiter de cette excellente cuisine. On retourne à Poutine, parce qu’entretemps on s’est fait invité tout aussi courtoisement que la veille chez Maude, la voisine de Livia, dans sa résidence familiale. On saute dans le char, qui, de façon inopportune, nous chie comme à chaque voyage son caca nerveux. Poutine démarre pu, batterie morte. On attend qu’une voiture qui possède des « cables à booster » s’arrête, mais apparemment de nos jours ca ne se fait plus d’en avoir dans sa voiture, ca doit être passé de mode. Finalement, une fourgonnette passe et s’arrête…ouf.

 


 


 

 


Nous avons été reçu comme des princes chez Maude, avec une excellent souper, compensateur de tous nos efforts… et on a pu enfin rencontrer sa famille, à savoir ses parents, son frère et son chien. Après, soirée sympa avec ses potes de Montréal. En plus ce ca, nous avons été hébergés tout aussi royalement dans leur demeure, … que demander de plus ?


Ben des cables à booster, le lendemain, pour démarrer la pauvre Poutine. Une fois chez Canadian Tire, achat d’une batterie, et tac ! c’est repartit pour une  visite de Montréal, avec passage au quartier chinois. Livia, émerveillée par une belle montre blanche, ne se méfie pas du panneau « Ni repris ni échangé ni remboursé » (devise qui semble propre aux Chinois, d’après ce que je connais de la Rue Montgallet) et l’achète. Elle a pas fait une semaine je crois.

 


Allez Poutine tu nous délaisse ... ca fait longtemps qu'on ...



A droite, Maude et son père


Quartier chinois

Puis route vers Ottawa, capitale du Canada, pas très grande devant les deux grande villes Toronto et Montréal. 2-3 heures de route, donc c’est la porte à côté. Visite de nuit de la ville en arrivant, excellent souper dans un resto chinois, et petit pub irlandais (ah Guinness quand tu nous tiens …) avant de trouver un coin en périphérie où monter la tente.

 










 






Le pub





 





Lendemain matin (pardon, midi), Tim Hortons puis visite de la ville, plus sympa que sa réputation ne laisse croire.





 


 






Soirée Chicha ... dédicace à Siraj, excellente !

Enfin, le soir, on retourne à Montréal, où on passe prendre Maude avant de rentrer à Rimouski. Le soir, on se trouve une place dans une rue déserte et tranquille pour dormir à 4 dans Poutine, une place devant une bouche à incendie. De toute façon, qui irait vérifier les bouches à incendies après 23h ?? Ben un mec dans une caisse de la ville de Montréal qui est passé vers 2h pour nous dire de dégager … je me retrouve donc pas tout à fait réveillé, à moitié dans mon duvet, à conduire la voiture totalement embuée de l’intérieur (donc visibilité quasi nulle), mes pieds nus sur les pédales glacées, avec en plus une voiture qui nous a pris en chasse quand on a voulu se garer dans une ruelle (enfin ca devait être mon trip parano de la nuit). Finalement, on s’est posé devant une école, au bord d’un boulevard fréquenté : l’endroit rêvé…

 

Le lendemain, journée retour avec passage au consulat de France pour Livia et moi, pendant que Charline et JP couraient après les packs de Coca dans les rues montréalaises pour obtenir des billets pour un match des Canadiens (l’équipe de Montréal, grosse ambiance en perspective). Réussite pour eux, demi échec pour nous : il faut un certificat de naissance original. Retour sur Rimouski en faisant un gros détour dans Québec et ses embouteillages (c’est ca de voyager sans carte routière, surtout avec notre sens de l’orientation à deux balles (enfin la je parle pour moi)). Arrivée – douche – bouffe… mmh ca va mieux.

 

Jeudi   --->  repos du guerrier

 

Vendredi, re-départ pour le New Brunswick (NB), sympathique contrée bilingue entre français et anglais, province voisine du Québec, avec un élément de moins, Charline qui a malheureusement décidé de travailler (bouuuuuuh lol). Passage à Edmunston, puis Fredericton la capitale, et Moncton, et même Kedwidg (et non, pas de « on » à la fin), mais c’était pas prévu au programme … Puis retour à Rimouski. Le tout en deux jours, et quand même plus de 1200 km juste pour cette boucle.



L'église d'Edmunston ...


JP et Livia, on dirait des hippies ... :p

Dédicaces ...


Quelques détails tout de même : roulage, Tim Hortons (notre enseigne préférée, ou on va consommer sans modérations café et chocolats chauds dans de maaaaagnifiques tasses siglées), roulage, et bar. Léger. Puis roulage, et camping. Laborieux, avec pour mission de se réchauffer et faire cuire des knakis et des patates à la cendre avec du bois mouillé et du papier à peine plus sec. Mais mission réussie. Soirée jeux de cartes, sous la tente, la bonne soirée camping des famille… y manquait que les bruits lointains de la soirée karaoké du camping (genre « on va s’aimer, dans un avion sur le pont d’un bateau, on va s’aimer à se bruler la peau », GM). Après une bonne nuit de sommeil, lever vers les midi et direction Tim Hortons, avec une stratégie identique à notre habitude :

- Prise de petit dej super tard, nos voisins de table hallucinent

- Bouffage intensif, à base de chocolat chaud et de beignets bien gras

- Chourrage de tasses « Tim Hortons » au passage, pour avoir la classe chez nous

- Gros squattage des chiottes (les vieux romanos) pour toilette sommaire et lavage de dents

 

Charmant camping, on reviendra l'année prochaine

Puis on a repris la route, sous des cieux ma foi un peu pluvieux. C’est ce jour la que nous avons visité Fredericton, et sa fantastique galerie marchande (la je déconne). Puis on est remontés vers Miramichi, et là on a réussit à trouver après quelques temps de prospection discrète (enfin ce que l’on peut appeler discret avec le bruit de meule de Poutine) un coin paradisiaque qui s’offrait à nous : de l’herbe (un peu), du froid, de la pluie et du vent (beaucoup). Mais luttant contre les éléments, JP a finalement réussit à mettre au monde un brasier suffisant à la cuisson de nos patates. Après avoir rattrapé au vol la tente qui prenait la fuite grâce aux bourrasques (Jean Louis nous a prêté sa tente, mais pas ses sardines), JP et moi avons dormi dans la tente alors que la pleutre Livia se réfugiait dans Poutine, autrement plus accueillante.

 






Une bien belle escorte pour Livia ...

 


Retour sur Rimouski sans encombre, si ce n’est une tempête qui a provoqué une coupure d’électricité, donc empêchant les pompes des stations de fonctionner… pas très pratique. Mais on a quand même réussit à trouver la seule qui marchait encore dans la région, allez savoir pourquoi. Voila donc la fin de l’article, je sais que j’ai pas été très bref, mais je me rattrape :

 

Citation du jour (youpiiii !!) :

Cette citation me reviens des temps où il faisait encore suffisamment bon (ya un mois) pour se promener la nuit, à humer l’air nocturne rafraichissant. Tellement, d’ailleurs, que Maude qui était à côté de moi à se balancer avec JP et Livia, et qui voulait se réchauffer les mains me demanda innocemment : « T’as-tu l’bedon chaud ? ». Frayeur, elle voulait me glacer le ventre avec ses mains gelées. Si je me souviens bien, elle n’est pas parvenue à ses fins.

D.

Par JeanPole & Dodo - Publié dans : jeanpole-dodo-a-rimouski
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Vendredi 13 octobre 2006

Ce week-end, premier petit road trip à bord de Poutine (nom de notre char pour ceux qui ne suivent pas). Pour commencer, on ne va pas traverser le Canada d’est en ouest. C’est pas qu’on n’a pas confiance en Poutine, loin s’en faut… On opte donc pour un tour de la Gaspésie. C’est l’espèce de patte de chat au niveau de l’estuaire du St Laurent.



Le lundi était férié, ca nous laissait une bonne marge de temps pour tout voir… Façon de parler puisque divers évènements festifs ont reconduit le grand départ à samedi matin, pas très tôt.



Soprano power

Quelques courses de bouf, pression des pneus et c’est parti ! Le principe : on roule tout droit et on s’arrête quand ca vaut le coût de s’arrêter. Ah oui, j’allais oublier (on va m’en vouloir) : nous ne sommes pas seuls puisque Livia et Marthe nous accompagnent. L’autoradio marchait super mal, on s’est donc vite mis à chanter chansons de veillées et autres paillardes pour mettre l’ambiance. Les filles à l’arrière ne tenaient plus en place, comme les gamins que t’emmènes en vacance ; avec le Dodo on a souvent du lever la voix…

Elle se termine cette route ou quoi?


Et là, épisode tout droit sorti d’un feuilleton américain: un petit excès de vitesse histoire de voir ce que Poutine a dans le ventre. Bien sur, la police n’était pas loin. Gyrophares, klaxon de l’agent, on se range gentiment sur le bas coté… Notre homme sort d’un pas prudent de son véhicule, la main près du revolver. Le parfait flic des séries B américaines. Rassurez-vous, ma dextérité et ma capacité de persuasion l'ont découragé  à nous sanctionner.

 

Freez !!!

Nos divers arrêts nous amenèrent la plupart du temps devant de somptueux paysages.

 

A la nuit tombante, nous sommes dans les environs de Gaspé, the ville of Gaspésie. C’est là que Jacques Quartier a débarqué pour la première fois au Canada. Malheureusement, c’est un peu mort comme tous les patelins de Gaspésie. En se promenant, on trouve quand même un petit resto cossu et pas cher. Soirée excellente et reposante. Un morphal dont je terrais le nom s’est tout de même illustré auprès de la serveuse en buvant son chaudron de jus de moule contenant une sauce épicée au curie, en entier s’il vous plait.

Après un succulent repas, mission recherche d’un lieu propice au sommeil réparateur. Pas la peine de réfléchir, autour de Gaspé c’est que de la forêt. On se dirige donc vers ce qui ressemble à un lac sur la carte ; par un sentier plus ou moins au hasard, nous voila parachutés devant cette rivière d’eau douce surplombée d’une petite plage, idyllique.

 


Au matin, réveillés par une bise fraichouillarde, nous repartîmes tranquillement sur Gaspé afin d’y consommer notre petit déjeuner chez Tim Hortons. Briefing de la journée : il s’agit de revenir sur Rimouski par un chemin autre que celui de la veille et pour pas trop tard de préférence. Soit, passer par les terres et rejoindre les rives du St Laurent… quand c’est possible. Bah go !



une petite sieste ne fait de mal à personne

 

Nous arrivons à Murduchville, ancienne citée minière qui se vit implanter un grand parc d’éolienne récemment. Ces grandes éoliennes (1.5MW) s’étalaient sur le versant des petites montagnes entourant la ville. Les accès sont publics, on va voir. Petit problème technique : arrivé en haut, on remarque une fuite de liquide de refroidissement. Ce que je n’ai pas dit, c’est qu’il a fait très chaud ce jour là : l’été indien apparemment. Le réservoir est vide et la jauge de température monte. On décide de retourner en ville très doucement pour trouver un garagiste. Là ne fut pas notre surprise en pénétrant la ville : pas une âme qui vive. Un chat, une motte de paille soufflée par le vent, une station essence (on se croirait dans un film non ?). La station ne peut nous venir en aide. On nous indique un garage… Personne. Finalement, un monsieur qui bricolait dans son garage vient voir la voiture. En fait, notre pompe de liquide fonctionne mal et la fuite venait du réservoir qui a débordé à cause de la surchauffe. En fait, c’est quand on grimpait vers l’éolienne que ca a chauffé. Aucun problème pour rentrer.


 Eolienne, la nouvelle gamme de vêtements d'hiver


Murduchville, vu de loin

Oh, une fuite!


Ohéééééé ya quelqu'un ???????

 


 

Air de sitcom

 

Trop dur la vie...

Petite anecdote : Maude le bisounours, la colloque de Livia, nous prépare un divin repas pour notre retour. Afin de ne pas arriver les mains vides, nous sommes à la recherche d’un souvenir de Gaspésie… Les décorations fleurissantes d’halloween dans les jardins au bord de la route nous donnèrent une idée. Ramenons un nain de jardin à Maude ! Premier essais manqué : le voleur désigné d’office trouva des statuettes attachées entre elles par des câbles ! La sortie du propriétaire mit une fin brutale au méfait. Deuxième essai : le bon. Des petit moutons rempli de terre et servant de pot de fleur devant une petite ferme, c’était idéal. Vite fait, mal fait (plein de terre dans la voiture), Maude’s gift found.

Petite bourasque devant le couché de soleil

 

La tête de l'orignal sur le capot, fierté du chasseur

J.P


Expression du jour : (de la bouche de Maude, notre grande inspiratrice)

Maxime destinée à signifier le fait qu’on ne souhaite pas se prendre la tête, ou se compliquer la vie, « On fuck pas les chiens » aurait pour traduction littérale française « correcte » quelque chose comme Ne pas couper les cheveux en quatre, ou Ne pas chercher midi à 14h. Avouez tout de même que c’est tout de même plus parlant… Merci Maude ;)


 

Par JeanPole - Publié dans : jeanpole-dodo-a-rimouski
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