Ce week-end, premier petit road trip à bord de Poutine (nom de notre char pour ceux qui ne suivent pas). Pour commencer, on ne va pas traverser le Canada d’est en ouest. C’est pas qu’on n’a pas confiance en Poutine, loin s’en faut… On opte donc pour un tour de
Le lundi était férié, ca nous laissait une bonne marge de temps pour tout voir… Façon de parler puisque divers évènements festifs ont reconduit le grand départ à samedi matin, pas très tôt.
Quelques courses de bouf, pression des pneus et c’est parti !
Elle se termine cette route ou quoi?
Et là, épisode tout droit sorti d’un feuilleton américain: un petit excès de vitesse histoire de voir ce que Poutine a dans le ventre. Bien sur, la police n’était pas loin. Gyrophares, klaxon de l’agent, on se range gentiment sur le bas coté… Notre homme sort d’un pas prudent de son véhicule, la main près du revolver. Le parfait flic des séries B américaines. Rassurez-vous, ma dextérité et ma capacité de persuasion l'ont découragé à nous sanctionner.
Nos divers arrêts nous amenèrent la plupart du temps devant de somptueux paysages.
A la nuit tombante, nous sommes dans les environs de Gaspé, the ville of Gaspésie. C’est là que Jacques Quartier a débarqué pour la première fois au Canada. Malheureusement, c’est un peu mort comme tous les patelins de Gaspésie. En se promenant, on trouve quand même un petit resto cossu et pas cher. Soirée excellente et reposante. Un morphal dont je terrais le nom s’est tout de même illustré auprès de la serveuse en buvant son chaudron de jus de moule contenant une sauce épicée au curie, en entier s’il vous plait.
Après un succulent repas, mission recherche d’un lieu propice au sommeil réparateur. Pas la peine de réfléchir, autour de Gaspé c’est que de la forêt. On se dirige donc vers ce qui ressemble à un lac sur la carte ; par un sentier plus ou moins au hasard, nous voila parachutés devant cette rivière d’eau douce surplombée d’une petite plage, idyllique.
Au matin, réveillés par une bise fraichouillarde, nous repartîmes tranquillement sur Gaspé afin d’y consommer notre petit déjeuner chez Tim Hortons. Briefing de la journée : il s’agit de revenir sur Rimouski par un chemin autre que celui de la veille et pour pas trop tard de préférence. Soit, passer par les terres et rejoindre les rives du St Laurent… quand c’est possible. Bah go !
Nous arrivons à Murduchville, ancienne citée minière qui se vit implanter un grand parc d’éolienne récemment. Ces grandes éoliennes (1.5MW) s’étalaient sur le versant des petites montagnes entourant la ville. Les accès sont publics, on va voir. Petit problème technique : arrivé en haut, on remarque une fuite de liquide de refroidissement. Ce que je n’ai pas dit, c’est qu’il a fait très chaud ce jour là : l’été indien apparemment. Le réservoir est vide et la jauge de température monte. On décide de retourner en ville très doucement pour trouver un garagiste. Là ne fut pas notre surprise en pénétrant la ville : pas une âme qui vive. Un chat, une motte de paille soufflée par le vent, une station essence (on se croirait dans un film non ?). La station ne peut nous venir en aide. On nous indique un garage… Personne. Finalement, un monsieur qui bricolait dans son garage vient voir la voiture. En fait, notre pompe de liquide fonctionne mal et la fuite venait du réservoir qui a débordé à cause de la surchauffe. En fait, c’est quand on grimpait vers l’éolienne que ca a chauffé. Aucun problème pour rentrer.
Oh, une fuite!
Air de sitcom
Trop dur la vie...Petite anecdote : Maude le bisounours, la colloque de Livia, nous prépare un divin repas pour notre retour. Afin de ne pas arriver les mains vides, nous sommes à la recherche d’un souvenir de Gaspésie… Les décorations fleurissantes d’halloween dans les jardins au bord de la route nous donnèrent une idée. Ramenons un nain de jardin à Maude ! Premier essais manqué : le voleur désigné d’office trouva des statuettes attachées entre elles par des câbles ! La sortie du propriétaire mit une fin brutale au méfait. Deuxième essai : le bon. Des petit moutons rempli de terre et servant de pot de fleur devant une petite ferme, c’était idéal. Vite fait, mal fait (plein de terre dans la voiture), Maude’s gift found.
La tête de l'orignal sur le capot, fierté du chasseur
J.P
Expression du jour : (de la bouche de Maude, notre grande inspiratrice)
Maxime destinée à signifier le fait qu’on ne souhaite pas se prendre la tête, ou se compliquer la vie, « On fuck pas les chiens » aurait pour traduction littérale française « correcte » quelque chose comme Ne pas couper les cheveux en quatre, ou Ne pas chercher midi à 14h. Avouez tout de même que c’est tout de même plus parlant… Merci Maude ;)
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