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Rimouski :

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Samedi 2 septembre 2006
Voici donc le premier article de notre blog, qui vous permettra de suivre notre périple nord-américain des 6 prochains mois, pendant notre stage à Rimouski (Québec).

Rendez-vous a été pris quelques heures avant le décollage, à l'aéroport de Roissy CDG, avant l'enregistrement des bagages. Le voyage en avion, de seulement 7h, est passé assez vite (faut dire que ca correspond pour nous à un allez simple à Belfort en train ... sans panne de locomotive) et à l'arrivée à Montréal on a pas eu de problèmes avec les douaniers, même si ca prend du temps pour faire valider les visas étudiants. Ensuite, navette jusq'au centre de la ville, pour rejoindre la gare routière. A noter le décalage de 6h, qui nous fait partir à midi de Paris pour arriver à 13h, heures locales.








Une fois là-bas, il nous reste à attendre 22h20 le départ du bus pour Rimouski, donc 4 - 5 heures à tuer. Première étape, compression des bagages dans les petites consignes (performance pour mon casier, avec 2 gros sacs  et 2 petits sacs) :














Ensuite, direction le centre ville, avec ses immenses buildings, ses sympathiques maisonnées aux escaliers façon Ally McBeal et au milieu, des églises qu'on se demande ce qu'elles foutent là. Sympa, donc, mais très américain.












Enfin, vers 22h, on embarque dans un super bus de ligne à l'américaine, plus confortable que l'avion et qui ferait pâlir de jalousie un bus d'Eurolines. Voyage confortable et surtout économique : en arrivant au petit matin à Rimouski, on économise une nuit ;)

On se retrouve donc à 5h30, pas très réveillé, à la gare routière de Rimouski, sans avoir de plan de la ville. Matériel : une réservation pour une nuit dans un auberge de jeunesse du centre ville, les sacs, et une peu de motivation. Objectif : trouver une piaule sympa pour 6 mois...
Par Dodo
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Dimanche 3 septembre 2006

Le soleil n’est pas encore levé, la visibilité devant la gare routière est donc quasi nulle. Deuxième paramètre non négligeable : la nuit dans le car fut assez chaotique niveau confort (même avec les sièges cuir) et il nous faut ramper tant bien que mal jusqu’au bureau de la gare avec nos sacs. Là, un jeune bipède réceptionniste semble être à même de nous éclairer ; le brave nous indique gentiment la rue St Germain où se trouve l’auberge de jeunesse que nous bookâmes intelligemment quelques jours plus tôt (ouah trop forts les mecs !).

 

Par chance, l’auberge est à quelques rues. Arrivés, nous réalisons qu’il est un peu tôt (5h30) pour que le québécois moyen soit debout – pas d’heure d’ouverture indiqué. Nous attendons… Comme des abrutis.


Finalement, une décision commune et murement réfléchie nous motive à « foutre » nos bagages quelque part pour chercher notre lieu de villégiature final. Par chance (et oui, que de rebondissements) une porte dérobée s’ouvre par la poignée. Un escalier suivit d’un couloir… Nos bagages sont déposés, à l’abri, quelque part dans l’auberge.


Visite rapide des lieux ; petite ville style américaine-rurale, grandes rues, des stations-services, des lotissements de maisons en bois surélevées avec des escaliers extérieurs de partout, des voitures de ouf (pickup, corvettes, mustangs, Chryslers géants...). De retour à l’auberge, nous rencontrons l’aubergiste et les quelques locataires français résidents. Douche rapide puis go to the université. Là-bas, personne au service logement « revient dans 3 jours si tu as de la chance ». Petite visite des locaux (cossus), puis mission boufoyage.

 

Une des premières enseignes nous amène au « Gourmet ». Au menu, cheese burger, hotdog, poutine… que de la fine gastronomie. J’opte pour le hotdog frites, dodo lui choisit le hamburger chaud frites ; erreur fatale. Le dit sandwich était recouvert d’une sauce immonde à l’odeur acide. Impossible de vous dire de quelle saveur il s’agissait. Bref, nous mangeons parce que nous avons les crocs. Les ventres ballonnés, une sieste s’impose. Le reste de la journée est consacrée à la recherche du logement (dodo le médiateur passe les coûts de fil). On se balade aussi.





Anecdotes :


-         squatage d’un festoche de jazz aux conso plus qu’onéreuses.

-         Recontre d’un nouveau pote surnomé le « blacos ». Vendeur à la station service esso du coin, super simpa, deux de tension, il se plaît à nous expliquer dans les moindres détails le fonctionnement de la machine à café.

JP.
Par JeanPole
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Jeudi 7 septembre 2006

Ce fut long, ce fut rude, mais nous avons enfin trouvé un logement, et luxueux avec ca. Gros, très gros (pour vous récompenser de votre patience) résumé du WE, cosigné, avec en prime à ma fin, une analyse détaillée d'une expression québécoise, petit plaisir que nous vous ferons partager régulièrement.

 

Après le samedi où nous n'avons pas pu contacter les logements de l'UQAR (cause de WE), et un peu échaudés par la sauce « jus de poubelle » du restaurant Au Gourmet, nous sommes rentrés en mode glande et flemmardise. En effet, toutes les annonces  de logement auxquelles nous avons appelé étaient sans issue : soit la personne qui loue est partie en WE (prolongé, vu que le lundi c'était fête du travail à idéal comme date de début de stage :), soit c'est le répondeur, où on laissait notre adresse mail à défaut d?un n° de téléphone. On a donc passé le WE à attendre qu'on nous recontacte, ce qui n'a jamais été le cas.

 


Pour s'occuper, internet (merci l'auberge de jeunesse), la bouffe (sandwichs, parce qu'on n'est pas encore habitué au régime nord-américain et parce que c'est cheap). Cerise sur le gâteau, la personne qui s'occupe de l'auberge et qui l'entretien n'est autre qu'un clone de Jean Claude Van Damme. Expatrié italien, en provenance de Vancouver (de l'autre côté du Canada), il passe le plus clair de son temps à prendre soin de son corps (surtout de ses muscles). Toujours ultra speed, y te lâche une remarque en parlant à moitié anglais, entre quelques « Fuck » ou « Fuck me », et toutes les autre variantes. Il se foutait pas mal de notre gueule parce qu'on branlait rien à glander devant notre PC. Il avait pas tord, mais après avoir fait plusieurs fois le tour du centre ville à pied (la ville est super grande, mais pas grand-chose à voir), échoué à nos vagues tentatives de trouver un piaule, yavait pas grand-chose d'autre à faire. Ainsi donc, chers petits amis, nous nous retrouvâmes lundi soir, avec quand même une visite d'appart pour le lendemain 9h, au moins une piaule de trouvée. Ca avait l'air sympa, coloc à 4 étudiant, et moult pas cher avec ca. Récompense et signe du destin, nous avons pu assister au bord du St Laurent à un magnifique coucher de soleil.


 

Lendemain, 9h, la loose : la piaule est plus dispo, le mec est désolé (moi aussi d'ailleurs, mais j'avais tord). On se retrouve donc à l'ouverture du bureau des résidences de l'UQAR, comme deux branquignols : « bonjour, on est deux on vient d'arriver, y nous faut une piaule siouplé ». Ca fait deux semaines sinon plus que tous les étudiants téléphonent, mais ya plus de place et la liste d'attente, où on est loin, n'avance pas. Pourtant, qques minutes plus tard, une chambre puis une deuxième se libère, on les prend. Ici, vous aurez noté le gros coup de chatte des deux branleurs à l'arrache, l'une de nos plus belles performances. On se retrouve donc dans un campus d'étudiants, mixte (ca change de Belfort ... ), à 1 min du labo où on travaille. Quoi rêver de mieux ? En plus, pour moi, l'appart est déjà occupé par un chinois et un camerounais je crois, et ce dernier a eu la bonne idée de ramener toute sa vaisselle, qu'il met gracieusement à notre disposition. Et il s'occupe deja d'y mettre internet, ce qui devrait être fait vendredi. Byzance.

Voici qques photos de la résidence, les apparts comprenant un salon, cusine, et salle de bain commune.

 


 







 





Ici les gens sont complètement sympas, surtout dans les administrations. En fait c'est surtout que c'est complètement différent de la France, ici t'es super bien accueillit, limite on te jette des roses quand tu passes. Exemple : on était passé au bureau de l'accueil des étudiants, accueillis de façon plus que courtoise par une dénommée Mildread. Qques heures plus tard, elle nous croise sur le chemin du déménagement  et arrête sa voiture pour nous prendre avec nos gros sacs, super cool la Mildread (et hier, c'est le responsable du service d'accueil de l'étudiant qui nous emmène lui-même avec sa voiture perso à la banque pour qu'on puisse ouvrir un compte). Du coup, à chaque pose café, on passe dire bonjour à Mildread avec son super casque pour répondre au téléphone.

 

L'accueil par notre responsable de stage fut tout à fait dans nos attentes, très peu stressant. On a vite fait le tour du proprio, les collègues, le directeur, les bureaux (dans les mêmes locaux que les étudiants, donc pas loin du centre de ravitaillement en bière, le Baromètre, l'équivalent du Foyer),  surtout on n'aborde pas le sujet des horaires et des jours de congé, ça va à l'encontre de nos principes. Par contre, on demande pour les sujets de stage : autant savoir sur quoi on va bosser pendant 6 mois. Là encore, pas de surprise, on va pas du tout faire ce qui était prévu dans la convention. JP travaillera sur un panneau électrique, et pour moi le projet de petite éolienne est apparemment tombé à l'eau et je vais plancher sur l'installation d'une nouvelle usine d'éolienne, tout en sachant que du jour au lendemain on peut me mettre sur un autre projet. Mais bonne nouvelle, on ne commence pas à travailler réellement avant la semaine prochaine, où on nous emmène tous frais payés à Montréal suivre une formation de 600$ sur les éoliennes. Tranquille Emile, ca passe dans le budget.

 

Hier soir, pour fêter nos égarements bienheureux, bonne bouffe : salade, puis patates avec une côte de porc, fromage avec une baguette Francaise, siouplé (réconfort psychologique autant que gustatif) et enfin banane, parce que étrangement, la banane ici ca coute que dalle par rapport aux autres fruits (pourtant je n'imagine pas trop une production locale). Puis sortie en ville pour tâter un peu le peu d'animation de cette soirée de semaine. On s'arrête quand même pour la deuxième fois en trois jours à la Boulathèque, bar tranquilou où le billard est gratos quand tu prends une conso. En plus billard de compèt, super grand super classe ? et en plus, bière pas cher, 5 € environ le pichet, c'est largement moins cher qu'en supermarché où l'alcool est surtaxé.


 

Dodo



Mercredi 6 Novembre ; mais que c'est-il dont passé ? (par Jp)

 
Réveillé par le soleil (je n'ai pas encore de réveil-matin à ce moment là), je croise Yacine, un de mes colocs sur le chemin de la salle de bain. Yacine est Tunisien, il prépare un master à l'UQAR. Très calme, on ne l'entend pas. Je vais ensuite prendre le petit déjeuner (déjeuner en québécois) avec Toni le deuxième coloq. C'est un réunionnais très sympa mais encore plus timide que Yacine. Il est tout jeune mais il mange comme 4, c'est vous dire. Il fait bcp la cuisine. Je mange mon beignet grillé en lui posant des questions inintéressantes. Avant de partir, Jean Lou le 3ème et dernier coloq surgit de sa piaule en pyjama. Jean Lou c'est le québécois de la bande. Il est grand, blond frisé, maigre et très souvent dans la lune. Le Jean Lou il est super cool parce qu'il a équipé tout l'appart (vaisselle, toaster, télé, tapis). Il vient même d'acheter une XBOX, comme ca, parce qu'il avait envie.

 

La nouvelle couette et draps assortis de JP, qu'on voit ici fier de sa nouvelle acquisition


Dodo passe me prendre à 9h00. On a rendez vous à la bibliothèque à 9h00. Je finis qd même le ptit déj, normale. A la bibliothèque, un brave homme barbus, trapus comme un bucheron nous fait visiter les lieux. Il nous montre comment utiliser les bases de données, comment trouver facilement des infos. On aura surtout retenu où se trouve la machine à café. Régis fait aussi la visite; c'est un français qui travaillera comme nous au labo en énergie éolienne, mais lui il est plus fort parce qu'il est en master. Super cool, on boit le café qd on se croise (eh oui, encore)

 

On se balade ensuite de gauche à droite, on règle les affaires administratives. On passe souvent chez Mildred, parce qu'elle sait tout et puis parce son bureau est sur notre trajet. Elle nous paye son verre d'eau fraiche, ses ptits bonbons.

 

On est allé ensuite ouvrir un compte bancaire. Vite fait bien fait, juste besoin du passeport et d'une adresse, en 30 minutes c'est torché. 12h00 arrive. Pas le temps de repasser à l'université (les mauvaises langues diront qu'on a pas encore commencé le travail !). Un Burger King, ca tombe bien! On mange tranquillos au soleil, près du St Laurent, puis vient la sieste inévitablement, sur un banc tout près.

 

En début d'après midi, nous avons rendez-vous pour un autre truc administratif. Là c'est pour avoir une carte étudiant, entre autre. Ca ne devait pas se faire à cause de notre statu de stagiaire mais un coup de fil de notre super tuteur de stage Adrian Ilinca et le tour était joué. Lui aussi c'est un mec super, vous allez voir pourquoi. Après ce RDV, direction le Baromètre, le coin picole de la fac. En fait c'est un endroit séparé du réfectoire et ou on peut consommer de l'alcool. Il y a un baby-foot, de la zic, une télé. Justement, diffusion du match de foot France-Italie ! Hop Hop, une ptite bierre et c'est parti ! La France gagne, que du bonheur. Les Québécois supportent à fond les français.

 

Bon là, un nouveau paragraphe s'impose: grand moment de postérité. 16h, fin du match, moment de stupeur : on est même pas allé à notre bureau de la journée. On passe voir Adrian, le tuteur, pour ne pas faire les mecs qui n'ont rien branlé de la journée. Commence une discussion amicale ; il nous emmènera la semaine  prochaine pour un séminaire de 4 jours à Montréal sur les énergies éoliennes ; un truc de dingue qui coûte normalement 800$CAN, réservé à l'élite scientifique. On aura un badge avec des fonctions bidons du genre « chercheur en éolien ». Il nous propose aussi sa voiture pour aller faire des courses. « A ce propos » dit-il, « il y a du matériel de cuisine, une télé et d'autres trucs dans le bureau d'à côté... Servez vous ». Et là, le bouquet final : on voudrait savoir à quelle heure on doit venir le lendemain matin, pour commencer à travailler (quand même). Réponse : « Les garçons, ne vous cassez pas la tête, venez quand vous pouvez, vous avez tout votre temps. Il n'y a pas d'heures, faites comme vous le sentez ». J'ai la petite larme au coin de l'oeil en repensant à cet instant.

 

Chers amis et lecteurs, je sens que ce stage ca va être de la glande totale !


 

Expression du jour : T'arrive dans une assemblée de québécois, tranquille, et là un mec t'apostrophe et t'ordonnant : "Tire-toi une bûche !".

Stupeur, tu ne comprends pas (ca nous arrive souvent). Deja, le truc commence par Tire-toi ! , ca met pas trop à l'aise. Ou alors, tu pense que ca fait penser à Tire toi une balle, ou un truc dans le genre.  En fait, ca veut dire Prend une chaise, Assieds toi. Ouf...
Par JeanPole & Dodo
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Vendredi 15 septembre 2006
Oula !! ca fait maintenant presque une semaine qu'on avait rien écrit ... on va essayer de se rattraper, et de vous faire un piti résumé de la semaine.


Dimanche 10 Septembre, 14h00 :

Jean Louis, un prof français de gestion qui bosse avec nous, nous attend sur le parking de l'université. Lui et sa femme nous ont invitéla veille à manger, ils sont super sympas, et lui est en fait l'associé d'Adrian. Nous partons pour 4 jours à Montréal en « formation ». En fait, nos tuteurs de stage donnent des conférences dans une école d'ingénieur de Montréal (l'ETS) et ils veulent qu'on apprenne des trucs et qu'on les aide.

 

Un Plymouth voyageur tout pourri avec deux matelas accrochés sur le toît est garé à l'arrache. Dedans, un boxon des plus chaotique (outils, feuilles volantes, bouffe ...). Tout n'est pas prêt bien sur ; il faut imprimer les cours, récupérer des cartons... On poirote 3 ¼ d'heures.

 

Bon, on est parti. Dans la voiture, le Jean Louis commence déjà à nous tchatcher sur ses éoliennes.  Nous, on regarde l'afficheur de consommation d'essence : 30L/100km en moyenne. Paye ton plein. Un étudiant québécois est avec nous ; il doit filmer les conférences pour les diffuser sur un site. A 18h00, on s'arrête pour souper. Pas faim à cette heure là, mais pas grave, macdo quand même.

 


Pour la suite du voyage, le québécois prend le volant. Là, Jean Louis prépare ses power point, grave ses cd à la nique. On s'arrête même pour acheter du matos de bureautique. Eh Jean Louis, les conférences commencent demain ! Vive l'arrache quand même. Il s'aperçoit aussi qu'il sera absent pendant 4 jours et que donc, il ne pourra pas donner ses cours habituels. Pas de violence, c'est les vacances : on appelle tous les étudiants, un par un, pour les prévenir ! Il est quand même 22h, et il appelle pour les cours du lendemain 8h30 ...Bon je ne vais pas raconter tous les trucs marrants du voyage. Ya juste un moment culte en arrivant sur Montréal : la voiture commence à faire un bruit de casserole quand on accélère... Le Jean Louis flippe un peu quand même. Le québécois, qui je le rappelle est en train de conduire, s'exclame tout surpris : « oh la, ya dla loose dans le volant, tabernacle ! ». Mort  de rire. Le bruit est de plus en plus violent. Deuxième problème : Dodo et moi avons une auberge de jeunesse de réservé, quelque part à Montréal. Mais où ? Eh oui, les deux branquignols n'ont pas pris l'adresse ! On a vraiment l'air de deux cons là ! Finalement, JL passe des coups de « cellulaire » et retrouve le spot avec les bouts d'info qu'on lui donne. Merci google.ca et la femme à JL. On arrive devant l'auberge, la bagnole ne tient plus qu'à un fil !

 

 Mardi 12 Septembre, soir :

Bon je ne vais pas raconter la conférence ; rien de vraiment transcendantal. Par contre, au moment de sortir de l'ETS, qui c'est qui qu'on voit t'y pas ? Pierre Yves ! Un québécois qui était à l'UTBM le semestre dernier. Grand moment d'émotion :,) Justement, on avait rendez vous plus tard dans la soirée avec Marc André, un autre québécois qui était venu aussi faire un semestre chez nous.


Sympa la vue à la sortie de l'ETS ...


Bon c'est pas tout ca mais il fait soif... Direction la K-fet de l'école. Un genre de foyer mais plus classe. On croise René, un poto du Jean Yves. On attaque par la Kro locale : La Laurentide. Plutôt goûtue comme bière de base. Dégustation gratos d'une nouvelle bierre de brasseur... Je sais plus le nom.

Avec ça on va à droite à gauche, on rencontre des UT Bohémiens en stage à Montréal. Le temps de casser une croûte, on était au Foufoune : bar ultra connu à Montréal , surtout des étudiants. Il faut dire que c'est super grand, spacieux, ya des tables de billard, de l'ambiance. On a passé une très, très, très bonne soirée, entre bières et billard.


Marc-André et Pierre-Yves , nos deux Québécois


Consortium de GMC, en stage à l'ETS
JP



Lendemain matin, étrangement, il nous est plus difficile de nous lever, mais nous nous rendons tout de même courageusement à la troisième journée de conférence, cette fois-ci sur le thème plus financier de l'installation et de la gestation d'un projet d'éolienne au Québec. Pour nous, le thème est beaucoup moins intéressant que les précédents, car beaucoup moins technique. Entre les analyses de vitesses de vents par des fonctions de statistiques, les conseils pour monter un projet viable de parc d'éoliennes de plusieurs MW en Gaspésie, j'avoue avoir ressentit une certaine lourdeur s'abattre sur mes paupières, vite combattue par les mots croisés et Sudoku de Métro (et oui,... eux aussi) et surtout les petites pauses café-Muffins.

Bon ap' JP, moi jvais prendre un troisième café


A la fin de la journée, malheureusement, il pleut. On renonce donc à aller visiter les quartiers qu'on ne connaissait pas et on rentre directement à l'auberge. Petite sieste, après cette journée éprouvante, puis on est allé manger en ville. Retour à l'auberge, une nouvelle bande d'anglophones est arrivée, et ils se sont installés dans le salon pour jouer aux cartes. Ils nous invitent gentillement, et on se retrouve à trois Français, une Allemande, et un mélange d'Anglais et d'Australiens autour d'une table à déguster un « excellent » vin blanc bas de gamme qu'ils avaient acheté au supermarché du coin (par déontologie, je ne le décrirai même pas), et à joué aux cartes. Bref, super soirée, même si j'avais un peu de mal à parler et comprendre anglais (ca me rappelle qu'il est tant pour moi de faire LE03, ca devient urgent), qui s'est tout de même terminé un peu tard.

  Soirée à l'auberge ... la photo est floue, dsl


Le jeudi, dernière ligne droite, ce fut la lutte. Au lever, certes, mais aussi pendant la journée. Les autres participants sont des financiers, des représentants de communautés, ou encore des représentants de collectivités qui trouvent qu'une éolienne, c'est beau, mais qui veulent surtout savoir si ca peut faire du fric, et beaucoup de préférence. A midi, on retrouve Pierre-Yves et Marc-André, avec leurs potes de l'ETS, pour manger. Puis l'après midi qui fut relativement intéressante car animée ( le mot est bien choisi ) par Jean-Louis, expliquant sans détour les dessous des transactions et des entourloupes du milieu, avec son énergie et sa verve habituelle. Fin de la journée, on est quand même bien crevé, et on repart rapidement avec Adrian, dans sa voiture, direction Rimouski. En chemin, il nous invite à souper dans un petit resto sympa, classe, où on mange au comptoir, ca fait super américain, et en plus c'était bon. Pendant le trajet, par contre, j'ai dormi comme une masse, parce que 6h de trajet, c'est quand même long.

 

On arrive finalement à notre résidence vers 23h, Adrian nous souhaite une bonne nuit (hi hi), lui a un cours le lendemain matin, tôt. On remonte dans nos appart, mais comme c'est jeudi soir (LE soir de fête des étudiants, parce que le WE ya pas grand monde), on décide de faire un petit tour au baromètre, le bar de l'université. En chemin, je rencontre mes voisines d'en face, super sympas, on fait connaissance au baromètre, et elles nous proposent ensuite de les accompagner au bar branché de Rimouski, Chez Pull. Chez Pull, même si on y est encore jamais allé, on le connaît presque. Quand on a discuté de Rimouski avec des gens de Montréal (le gérant de l'auberge, qui y est né, ou encore l'intervenant en électricité de la conférence, de Béthune, dans le nord) ils nous ont demandé si on était déjà allé en ce lieu propice à la fête, que eux connaissaient très bien. Bref, on a finit la soirée dans ce bar-discothèque plutôt sympa, où on a retrouvé pas mal de monde de l'université qui se donne rendez-vous ici. Et dire qu'au départ, ca ne devait être qu'un détour... c'est vrai qu'à 1,5$, donc presque 1€ la bière à l'université, c'est difficile d'aller se coucher tôt ?

  Hans ou Max, on sait pu : "Il est chelou ce doigt la, il est plus petit que les autres ... dingue"

Ce matin, donc, lever tard, arrivé au labo vers 11h pour moi, Adrian est pas là, on passe voir Mildread, et je crois bien qu'on va passer la journée sur internet. Ca craint, on a une fiche de stage à remplir, où y fait préciser le sujet de stage (j'en ai pas encore, je pense qu'on va en discuter d'ici la semaine prochaine) et les objectifs (?). Ce qui craint un peu plus, c'est la bourse de stage qui m'a pas été attribuée, je sais pas pourquoi ... y va falloir batailler par mail pour essayer d'arranger ca ...

 

 

Expression du jour :(je vois d'ici vos mines réjouies et satisfaites d'avoir enduré cet article pour arriver à ces lignes) :

 L'expression du jour était deja cachée dans l'article : la scène se passe dans la voiture de Jean-Louis, à l'aller, donc. Pendant qu'il conduit, le québécois qui nous accompagne dit à Jean-Louis, se retourne et dit, d'un air inquiet, « Ya d'la loose dans le volant  ! ». Evidemment, c'est un anglicisme, mais là ce qui est drôle c'est qu'on utilise le même mot, mais pour dire autre chose. Donc non, il ne fallait pas considérer le volant comme un looser, mais juste qu'il y a du jeu dans la direction, yavait un cardan ouvert, apprendra-t-on par la suite.

D

Par JeanPole & Dodo
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Jeudi 21 septembre 2006

Quelques petites nouvelles de Rimouski pour ne pas trop délaisser nos fans.


Lundi 18 septembre, arrivée tardive au taf, vers 10h30. Dodo et moi-même décidons de visiter ce cher JL, devenu notre mentor. Il nous refait un topo sur tous les trucs à faire mais qu’on ne peut pas encore commencer. On sait quand même que le gros projet du moment, c’est la conception d’un système automatisé de raccordement au réseau pour éoliennes de petites puissances. Des relais à commander, « rien de bien sorcier » selon lui.


Vient la question fatale : « vous allez danser ce soir ? » Eh oui, JL nous embarque dans une nouvelle aventure !

 

Le principe est simple : un projet sorti de nulle part consiste à suivre le cheminement de l’implantation d’une éolienne dans un village pommé au fin fond du Québec. Pour se faire, il faut filmer les différentes étapes de l’histoire ; le documentaire s’intitulera « Un village, une éolienne ». Son fils David qui bosse dans le cinéma se charge du projet. Ce soir se tient une réunion des citoyens du village pour discuter de la formation d’une commission chargée du projet éolien. Ca promet…

 

Nous dans l’histoire, on donne un coup de main. 17h00, nous voila partis, à l’arrache comme d’hab. Le matos vidéo loué pour la soirée dans le coffre, on se tape une bonne heure de route (macdo au passage) jusqu’à St Noel, le sus dit patelin. La réunion se tient dans le sous sol d’une église.

 

superbe sous sol de l'église, St Noel


Tout ce que je peux dire sur cette soirée, c’est que le fermier québécois n’a rien à envier au fermier français ; le teint rougeâtre, le parlé franc et rapide, la dégaine de cow boy.

 

 

des ptits trains sur la voie ferrée, trippant

Mercredi 20, midi : bouffe d’affaire improvisée chez JL. Les éoliennes, machin, relais, ca avance… Steak frites à la JL : 9/10. Réunion étudiants étrangers l’après midi ; glande for ever. Apéro à l’hôtel de ville de Rimouski, mots du recteur, du maire… Ca on a pas vu pour cause de retard, mais le buffet était toujours là, ouf.


Charline, Marthe (noter la nvelle coupe à jp)
Par JeanPole
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